Dans la série cinéma, je vous suggère le film The Constant Gardener.
Le sujet abordé est la puissance des lobbies pharmaceutiques face au fléau qui ravage l’Afrique : le sida. C’est un film dont on ne ressort pas vraiment fier et vue la réaction de la salle à la diffusion du générique de fin, je crois que ce sentiment était partagé. Dernière image, on devine l’issue et sa violence car la scène n’est pas montrée, on ne peut que l’imaginer avec effroi. Cet effroi se ressent dans la salle car les premières lignes du générique commencent à défiler et les silhouettes du public suivent se mouvement d’élévation sans un mot, sans un bruit. Le silence du respect, d’une prise de conscience, d’une réalité qui nous échappe.
J’échange mon avis sur le sujet avec MBV et l’horreur de tout ceci. Comme il me dit, nous avons beaucoup de chance d’être nés du bon côté et j’en suis conscient et heureux : dans un pays où les droits de l’homme sont respectés, dans un pays faisant partie des plus riches du monde, dans un pays où le système de la santé est un des plus performants et dont les prises en charges sont considérables, dans ce pays qui est
la France.
Cependant peut-on parler de véritable bon côté ? Certes, nous avons tous ces privilèges par rapport aux pays d’Afrique ou autres pays pauvres quelques soit leur continent et nous ne subissons pas toute cette souffrance, cette misère et détresse humaine, mais nous devons vivre avec notre conscience, avec les horreurs que nous, pays riches, leur faisons subir. Ce qui est pathétique dans tout cela, c’est que nous agissons ainsi pour augmenter encore plus nos richesses. Heureusement, il y aura toujours des personnes parmi nous qui agiront avec leur cœur pour réconforter, soulager, aider et aimer : toutes ces personnes magnifiques que l’on appelle les bénévoles oeuvrant pour des causes humanitaires.
Cessons de nous plaindre de nos petits bobos, de nos petits malheurs, de nos soucis d’argent qui nous empêchent non pas de remplir notre frigidaire (il l’est de Coka, de viande, de légumes, de produits frais) mais de partir en vacances ou de nous acheter la dernière paire de Nike. Cessons de nous plonger dans des déprimes pour des histoires de cœur (il y a toujours une personne sur Terre qui vous aimera et vous le prouvera même si ce n’est pas celle que l’on espère), pour des histoires de boulot (combien de personnes aimeraient pouvoir se lever le matin pour aller travailler, j’en ai fait l’expérience !) Regardons bien autour de nous et le monde dans lequel nous vivons, nous avons tant de choses pour être heureux : prenons-en conscience
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